La pollution plastique constitue un enjeu environnemental majeur en France, et tout particulièrement dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et Occitanie, fortement exposées aux pressions liées à la littoralisation des activités humaines et au tourisme. La Méditerranée constitue aujourd’hui l’une des zones marines les plus touchées par la pollution plastique. Selon Ifremer (2023), elle est la sous-région marine la plus affectée, avec une densité moyenne de 39 unités/km² pour les macro-déchets flottants et 510 unités/km² pour les macro-déchets présents sur les fonds marins.
La France s’est dotée de cadres ambitieux visant à réduire les plastiques à usage unique et à favoriser les alternatives durables. La loi AGEC (2020) et la directive européenne Single-Use Plastics encouragent notamment la réduction des déchets à la source et le développement d’infrastructures permettant des usages sobres, telles que l’accès à l’eau potable gratuite dans l’espace public. Ces orientations offrent un cadre favorable à des actions locales ciblant les sources prioritaires de pollution plastique d’origine terrestre, identifiées comme contribuant fortement aux déchets marins. Malgré ces avancées, la dépendance aux bouteilles plastiques demeure élevée en PACA et Occitanie, en particulier dans les contextes de consommation nomade liés au tourisme, aux loisirs de plein air et aux événements.
Au-delà de leurs impacts environnementaux visibles, les bouteilles en plastique ont également un coût climatique considérable : leur empreinte carbone est jusqu’à 2 430 fois supérieure à celle de l’eau du robinet si l’on prend en compte l’ensemble de leur cycle de vie.
Le projet vise ainsi à identifier les “zones blanches”, c’est-à-dire les territoires insuffisamment équipés en points d’eau accessibles, à mobiliser les métropoles et les collectivités territoriales, et à encourager les établissements recevant du public (ERP) à déployer de nouvelles installations. Ces nouveaux points d’eau seront intégrés à une Watermap, puis valorisés auprès des usagers par des actions de communication, afin de favoriser un changement durable des pratiques.
En facilitant l’accès à l’eau potable et en accompagnant l’installation de points d’eau là où ils font défaut, le projet agit de manière concrète sur une source prioritaire de pollution plastique, contribuant à la réduction durable des déchets retrouvés en Méditerranée et à la transition écologique des territoires.